"Spirou & Fantasio, Tome 1 : Quatre Aventures De Spirou & Fantasio" - Franquin
Editeur : Dupuis
Nombre de pages : 62
Pour ce premier article 'BD' sur le blog, j'ai décidé de vous parler d'un album...que je n'aime pas. Mais vraiment, je ne l'aime pas, malgré son côté historique. Pourquoi, alors, ais-je décidé de vous en parler ? Parce que j'ai décidé d'aborder, dans l'ordre de numérotation dans la série, l'ensemble des albums de Spirou & Fantasio, voilà pourquoi. Et Quatre Aventures De Spirou & Fantasio, paru en 1950, maintes fois réédité, est le premier album de la série numérotée officielle (il y à des hors-séries, que je ne compte pas). Comme je l'ai dit, je ne l'aime pas. Mais ce n'est pas celui que j'aime le moins dans cette série de BD toujours active (le tome 51 devrait sortir avant la fin 2010), car celui que je déteste viscéralement s'appelle Spirou A Tokyo (tome 49), une vraie daube, mais j'y reviendrai quand (ce n'est pas pour tout de suite), je l'aborderai ici.
Comme son nom l'indique, Quatre Aventures de Spirou & Fantasio offre, pour une longueur de 62 pages (cette longueur restera la même pour tous les tomes de la série jusqu'au 21 inclus, avant de passer à 45 pages), quatre petites histoires, plus ou moins longues, toutes d'un même niveau assez moyen, pour ne pas dire médiocre. Ces histoires datent de 1948 pour les deux premières et de 1949 pour les autres. La première s'appelle Spirou et les plans du robot, et est une sorte de suite de Radar Le Robot (une aventure hors-série de Spirou & Fantasio). Spirou et Fantasio (et Spip, leur écureuil intelligent) se rendent dans le laboratoire du professeur Samovar (un fou), inventeur d'un robot révolutionnaire, afin de vérifier si les plans dudit robot sont bien là. Ils y rencontrent des bandits à la recherche des plans. Spirou parvient à subtiliser et détruire les plans, mais se fait enlever par les truands...
La deuxième histoire, Spirou sur le ring, montre Spirou se faire provoquer en duel de boxe par Poildur, une teigne, un jeune voyou qui terrorise les jeunes du quartier. Pourtant persuadé que le match, en public, ne se passera pas vraiment à la loyale, Spirou accepte le combat...La troisième histoire est dans le style Dingo fait de l'&quitation, car elle montre Spirou et Fantasio aux prises avec un cheval retors et complètement gaga, farceur et rigolard, alors qu'ils désiraient faire de l'équitation. Elle s'appelle Spirou fait du cheval. Enfin, Spirou chez les Pygmées flirte légèrement avec le racisme colonialiste de l'époque (mais nettement moins que Tintin Au Congo !), et est probablement la meilleure des quatre, mais elle reste assez médiocre : après qu'un léopard se soit installé chez Spirou, ce dernier, désireux de le ramener dans son pays, retrouve son maître, l'empereur d'une petite île africaine, Lilipanga. Il va s'y rendre, avec Fantasio, et découvrir la vie chez les Pygmées...
Pour tout dire, ce premier tome n'a quasiment rien pour lui. Le côté historique, peut-être (premier album de la série, etc). Un humour assez bon enfant. Mais les scénarii sont très faiblards, une suite de gags (surtout la troisième histoire, du pur Tex Avery en BD) en fait. Et les dessins...on ne peut pas en vouloir à André Franquin (qui succède à Rob-Vel et Jijé), il débutait. Ses dessins s'affineront par la suite (en gros, dès le tome 14, ça deviendra magnifique, mais auparavant, les dessins s'amélioreront d'album en album). Là, les dessins sont inégaux, certains sont purement nuls, d'autres, plus acceptables. Dans l'ensemble, du niveau des scénarii, autrement dit, quand même très passable. Heureusement, le tome 2 sera meilleur, et à partir du tome 4, ça sera de mieux en mieux, d'album en album !















